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For a Lady Pope

Comment le célibat obligatoire est-il vécu ?

Préambule

Au préalable, il convient de préciser que, dans la mesure où les laïcs n’admettent pas que les clercs viennent tenir la chandelle dans leur chambre, les laïcs n’ont pas à donner des leçons aux prêtres sur le respect ou non du célibat, sur la manière de vivre le célibat, sur la manière de vivre la chasteté. Nous n’avons aucun droit de jouer aux moralistes. De plus, nous n’avons pas à juger.

Il n’empêche que l’on ne peut ignorer les enquêtes qui ont révélé le comportement sexuel des laïcs, tout comme les autres enquêtes qui ont révélé celui des prêtres. Nous pourrons constater si le comportement des clercs est cohérent avec les engagements qu’ils prennent avec leur hiérarchie.

Expression de la sexualité et des autres sentiments chez l’homme

Avant de traiter du thème de ce chapitre et au risque de paraître très empirique, il faut bien aborder le débat de la sexualité sous un angle quelque peu scientifique.

L’homme n’est pas qu’un être spirituel. C’est aussi une machine chimique très complexe qui fonctionne indépendamment de sa volonté. Pour se rendre compte du problème, il faut bien disposer de quelques données physiologiques. Pour parler sexualité,  l’homme bénéficie, d’une part, de gonades qui lui administrent chaque jour une dose d’hormones, dont la testostérone, et, d’autre part, de la production quotidienne de spermatozoïdes. Le nombre de spermatozoïdes produits dans les testicules varie avec l'âge et l’individu : il serait de l’ordre de 150 à 300 millions par jour, pour descendre après 50 ans à la moitié. Une partie du trop plein de ses cellules germinales est évacuée par des pollutions nocturnes, ou éjaculations qui surviennent durant le sommeil chez les hommes jeunes. Ceux-ci évitent cet inconvénient en libérant volontairement (et avec plaisir) leur corps de cette production intarissable. L’Eglise a combattu cet acte solitaire, mais très généralisé, en le condamnant absolument, et en le mettant sur le même pied que le viol. Que d’hérésies sur le plan humain.

Si la nature a pourvu l’homme de tant de cellules germinales (durant une vie le nombre serait de l’ordre de 4 mille milliards), c’est indubitablement pour l’inciter à les disséminer (Croissez et multipliez-vous dit Dieu dans la Genèse, 1,28).

Nombreux sont les hommes, qui travaillés par leurs instincts (l’Eglise dirait par leurs bas instincts, mais cependant bien naturels), constatent une attirance sexuelle vers de nombreuses personnes du sexe opposé. D’autres, éprouvent plutôt une attirance vers les personnes du même sexe. Toutefois, l’homme vit dans une communauté où des règles sociales ont été établies pour canaliser les comportements, et se voit contraint d’agir dans des conditions relationnelles très restrictives.

Chacun sait que le célibat sacerdotal est une promesse émise lors de l’ordination, promesse particulièrement fort contraignante dans une société qui a bien du mal à maintenir des valeurs de maîtrise de soi. Depuis quelques décennies, le moindre film,  autorisé même aux enfants de douze ans voire de dix ans, montre des scènes très suggestives pour ne pas dire osées. Les sites Internet, les revues et les films les plus érotiques sont accessibles à tous. Garder la tête froide (et le reste) est réservé à des surhommes.

Vivre dans un environnement difficile

De nombreux prêtres parviennent à vivre honnêtement et courageusement ce célibat.  Certains sondages prouveraient qu’une part importante du clergé se dit heureux de sa vocation. Tous ces prêtres ne peuvent que forcer l’admiration, encore que le célibat ne soit pas un but en soi, mais une disposition pour être plus disponible à l’égard des autres.

D’autres prêtres voient dans le célibat une souffrance. C’est souvent avec un sentiment de culpabilité et dans la clandestinité qu’ils vivent avec une femme ou ont des relations sexuelles. Jésus nous a appris qu’on ne jette pas la pierre sur une femme adultère, et en conséquence nous n’avons pas à jeter la pierre sur un prêtre qui vivrait avec une femme ou qui aurait des relations intimes avec une tierce personne. Certains comportements, tels les abus sexuels à l’égard de mineurs, sont bien entendu intolérables et sont condamnables par la justice des hommes.

Par ailleurs, nous insistons sur l’intérêt de lire attentivement un article de ce site portant sur la différence entre le célibat et la chasteté. Pour rappel, le prêtre diocésain fait la promesse de célibat à son évêque, tandis que le prêtre religieux (moine) fait le vœu de chasteté, d’obéissance et de pauvreté.

Nous avons noté l’ambiguïté que l’Eglise a maintenue à propos de l’interprétation à donner au terme de célibat dans la vie sacerdotale. Ainsi, Benoît XVI insiste sur la vie de célibat chaste qu’implique la fonction de prêtre, même si le prêtre n’a pas fait explicitement le vœu de célibat chaste, mais simplement de célibat. L’Eglise insiste-t-elle autant sur la vie de pauvreté qu’implique la fonction de prêtre, même si le prêtre n’a pas fait le vœu de pauvreté ?

Comment les prêtres vivent-ils réellement le célibat?

Nous présentons ci-dessous les résultats de quelques enquêtes portant sur la manière dont le célibat sacerdotal est vécu.

En 1990, un ancien bénédictin marié et psychothérapeute, Richard SIPE, a publié son étude étalée sur près de 25 ans après avoir interrogé environ 1.500 prêtres aux Etats-Unis. Il concluait que 10% du clergé américain  vivait le célibat de façon mature, 40% le vivait plus ou moins et que 50% ne le vivait pas du tout.

Le théologien Hans Küng s’est notamment référé aux travaux de Richard Sipe pour stigmatiser les dangers du célibat obligatoire, et les liens entre célibat consacré et pédophilie.  Richars Sipe explique que le système romain et la culture cléricale encouragent l’immaturité psychosexuelle des prêtres. D’après Richard Sipe, «l’attitude et l’enseignement de l’Eglise catholique romaine à propos de la sexualité humaine sont faux, aussi faux qu’ils l’étaient déjà au sujet de l’héliocentrisme.» Il affirmait qu’environ 6 à 10% des prêtres catholiques sont pédophiles.

D’après les estimations qui ont été faites, seul un prêtre sur deux pratiquerait l'abstinence. Chez ceux qui ne la pratiquent pas, un prêtre sur trois s'adonne à l'homosexualité, un prêtre sur cinq vit maritalement avec une femme et les autres ont des maîtresses. L’homosexualité des prêtres reste un sujet tabou, mais certains l’ont largement abordé, comme Donald Cozzens, l’ancien directeur du Séminaire Sainte Marie à Cleveland, dans l’Ohio.

On pourrait considérer ces enquêtes avec circonspection dans la mesure où Richard Sipe est un ancien moine qui s’est marié et qui aurait quelques récriminations à l’égard de l’Eglise.

D’autres travaux

Cependant d’autres travaux de journalistes indépendants et spécialisés ont réalisé aussi des études poussées sur le comportement sexuel des prêtres. Un journaliste espagnol P.Rodriguez a ainsi publié un livre en 1995 intitulé « La Vida sexual del Clero » (La Vie sexuelle du Clergé). Voici une synthèse de ses estimations : « Segun nuestro estudi, estimamos que, entre los sacerdates actualmente en activo, un 95% de ellos se masturba, un 60% mantiene relaciones sexuales, un 26% soba a menores, un 20% realiza practicas de caracter homosexual, un 12% es exclusivamente homosexual y un 7% cometos abusos sexuales graves con menores. »  Traduisons : « selon notre étude, nous estimons que, parmi les prêtres actuellement en activité, 95% d’entre eux se masturbent, 60% entretiennent des relations sexuelles, 26% pelotent des mineurs d’âge, 12% sont exclusivement homosexuels et 7% commettent des abus sexuels graves sur des mineurs ».

L’auteur continue : A partir d’un échantillon de 354 prêtres en activité qui entretiennent des relations sexuelles, l’analyse des profils des préférences sexuelles démontre que 53% d’entre eux ont des relations sexuelles avec des femmes adultes, 21% avec des hommes adultes, 14% avec des garçons mineurs et 12% avec des filles mineures. Pour ceux qui comprennet l’espagnol, voic son texte repris fidèlement : «  elaborado a partir deuna muestra de 354 sacerdotes en activo que maintienen relaciones sexuales, donde se debuja el perfil de las preferencia sexuales del clero analizado, con el siguente resultado : el 53% mantiene relaciones sexuales con mujeres adultas, el 21% lohace con varones adultos, el 14% con menores varones , yel 12% con menores mujeres ».

En d’autres mots si 60% des prêtres entretiennent des relations sexuelles,  53% d’entre eux les ont avec des femmes adultes (ce qui revient au total à 32% des prêtres), 21% avec des hommes (soit 12,5% des prêtres) et 26 % avec des mineurs (soit 15,5% des prêtres).

Cette étude a paru en 1995. Le Vatican, à cette époque, était déjà préoccupé par des problèmes graves de pédophilie aux Etats-Unis. Il s’est tu à la lecture des travaux de P.Rodriguez. Il devait savoir que toute l’Eglise était confrontée avec la sexualité des prêtres. Il a misé sur l’aspect quelque peu confidentiel de l’étude. Le grand public est resté ignorant de ces travaux.

Quant au comportement relatif à l’autosatisfaction sexuelle pratiquée par le clergé, peu d’études statistiques l’ont abordé. Le journaliste P.Rodriguez donne des chiffres repris ci-dessus, puisqu’il annonce que 95% des prêtres pratiquent la masturbation. La Congrégation pour la doctrine et la foi a considéré en 1975, dans la déclaration Personna Humana sur certaines questions d’éthique sexuelle, à propos du plaisir solitaire, que «  l’on  ne peut assurer que  l’Ecriture réprouve ce péché sous une appellation distincte, cependant la tradition de l’Eglise a compris qu’il était condamné dans le Nouveau Testament lorsque celui-ci parle d’« impureté », d’«impudicité » ou d’autres vices contraires à la chasteté et à la continence. » L’Eglise reconnait que cet acte n’est pas repris dans l’Ecriture.  Pourtant, le Catéchisme publié en 1997 condamne la masturbation de la même manière que le viol. D’ailleurs, l’Eglise assimilait cet acte à l’onanisme qui désigne toute éjaculation en dehors du vagin de la femme. Acte qu’elle traite de coït interrompu, un moyen de contraception qu’elle a toujours condamné avec fermeté et considéré comme intrinsèquement mauvais.

La position intransigeante de l’Eglise fait sourire quand on apprend que 95% du clergé se livre au plaisir solitaire. De qui se moque l’Eglise ? Finalement, que vaut-il mieux ? Un prêtre qui trouve régulièrement auprès d’une femme une compensation ou un prêtre qui s’adonne au plaisir solitaire pour évacuer la tension de ses pulsions. La première attitude n’est-elle pas celle d’un adulte  et l’autre celle d’un adolescent ?

En 2004, une étude indépendante du John Jay College of Criminal Justice de New York, le John Jay report , a été rendue publique par l'Église catholique américaine. Ce rapport annonce que 4 400 prêtres sont accusés d'abus sur des mineurs aux États-Unis entre 1950 et 2002, soit 4 % de l'ensemble des 110 000 prêtres en fonction pendant cette période. Le nombre de mineurs victimes de ces abus est évalué à 11 000[] dont 67 % ont entre 11 et 17 ans[].

L’étude de Pardini

Dans un autre ouvrage écrit par Gérard Pardini (« Le mariage des prêtres ») et paru aux Editions le Manuscrit en 2005, on peut trouver les informations suivantes à propos du respect du célibat sacerdotal :

« Seules les universités anglo-saxonnes ont conduit des études sur le sujet depuis au moins quinze-ans. Cette durée permet de tenir les chiffres qui suivent comme fiables :

40% des prêtres américains entretiennent des relations sexuelles permanentes (concubinage ou partenariat renouvelé)

50% d’entre eux ont reconnu ne pas respecter le vœu de chasteté

80% des prêtres péruviens et boliviens ont une compagne

90% des prêtres malgaches entretiennent une concubine

60 à 70% des prêtres brésiliens pratiquent des relations sexuelles de manière quasi permanente (concubinage stable ou partenariats fréquents)

80 à 90% du clergé africain reconnaît ne pas respecter le vœu de chasteté ; 20% d’entre eux ont deux partenaires féminins

60 à 70% du clergé catholique allemand reconnaît avoir des relations sexuelles

30% des prêtres missionnaires occidentaux envoyés en Amérique du Sud et en Afrique ont reconnu avoir eu des relations sexuelles au cours de leur séjour en imitation de l’exemple local »

L’Eglise est au courant

Il est évident que la hiérarchie de l’Eglise catholique est pleinement au courant de la vie sexuelle de son clergé. L’essentiel pour elle est de continuer à proclamer le célibat obligatoire, même si les prêtres se démarquent de cette obligation.

Il en est de même avec la contraception. Les laïcs le savent bien. Plus de 95 % de fidèles utilisent les moyens de contraception artificiels en vue de programmer les naissances, alors que l’Eglise continue à en interdire l’usage.

On peut tirer quelques réflexions sur ces constats : le manque de courage de l’Eglise pour reconnaître la situation, la fragilité du célibat obligatoire, l’admiration pour la volonté de certains prêtres d’honorer leur engagement, le respect que l’on a pour les prêtres qui pour de multiples raisons (hormones, solitude, …) acceptent leur condition humaine tout en vivant les valeurs évangéliques.

Pour l’Eglise, la situation est désastreuse, non pas parce que la plupart es prêtres ont une vie sexuelle active, mais parce que l’Eglise cache le problème et nie la dure réalité.  Combien de temps ce faux langage pourra-t-il être entretenu ? Qui l’Eglise trompe-t-elle finalement ? Elle-même bien sûr.

Rome n’a pas encore compris que les fidèles préfèrent la transparence et l’honnêteté plutôt que le mensonge. Devant les moyens de communication modernes, l’Eglise se croit encore au Moyen Âge. Le Vatican a beau jeter un voile pudique sur ce problème, aujourd’hui tout se sait.

Dans le livre de Gérard Pardini, l’auteur reprend un extrait d’une conférence de Lacordaire (1802-1861), stigmatisant la pensée de l’époque, hélas tenue encore aujourd’hui par la hiérarchie de l’Eglise catholique : « Le prêtre pourra être avare, orgueilleux, pharisien, son caractère souffrira de ces vices honteux mais néanmoins, tant que le signe de la chasteté restera sur son front, Dieu et les hommes lui pardonneront beaucoup ».

Tout le monde est au courant

Les choses ont changé en quelques décennies. Les fidèles ne s’émeuvent plus d’apprendre que tel ou tel prêtre entretient des relations avec une femme. Ils pardonneront un prêtre qui a une relation avec une femme, mais qui se décarcasse pour son boulot, qui fait preuve de charité, mais n’auront pas d’estime pour prêtre qui marque sur son front le signe de la chasteté, et serait avare, orgueilleux, pharisien. Le problème de la chasteté des prêtres n’intéresse pas les fidèles. De plus, ils savent maintenant que la grande majorité des prêtres ne l’appliquent pas.

Le Saint Siège ne peut à l’évidence qu’être préoccupé par la vie de ses prêtres. Le clergé possède les connaissances théologiques pour savoir que le célibat n’a jamais été rendu obligatoire par Jésus, qu’il s’agit d’une règle disciplinaire par L’Eglise pour des raisons pratrimoniales, que Jésus n’aborde jamais les problèmes sexuels,  que le célibat sacerdotal n’est pas un vœu prononcé par les prêtres séculiers, mais une promesse, que seuls les religieux prononcent des vœux de chasteté, d’obéissance et de pauvreté, que les églises catholiques orientales ont des prêtres mariés, enfin que l’Eglise catholique a intégré des prêtres anglicans mariés.

Tout cela pour dire que le célibat lié au sacerdoce reste une question discutée, même si le Vatican persiste à considérer inutile d’en revoir l’application.

Pendant des siècles, l’Eglise a caché la vie sexuelle de ses clercs. Si les évêques ont été condescendants à l’égard de leurs prêtres, c’est qu’ils savaient que cette vie de célibat relevait de l’impossible et qu’eux même fautaient. Après la découverte des actes de pédophilie, les chrétiens se sont rendu compte que la sexualité des hommes d’Eglise était somme toute très vivante.

Les enquêtes démontrent que l’activité sexuelle chez les clercs est fort répandue. La nouveauté vient de ce que cette situation est maintenant étalée sur la place publique, alors que l’Eglise gardait le silence. Un secret devenu un secret de polichinelle.

C’est à la fois triste, car l’Eglise a trompé son clergé en exigeant un célibat qu’elle savait difficilement supportable. C’est aussi encourageant, car l’Eglise ne pourra plus mentir. C’est enfin réconfortant, car cela prouve que les clercs sont finalement des hommes comme les autres. Même si on peut canaliser la nature, on ne peut la dominer. «  L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête », merci Blaise. Ou, pour reprendre l’adage bien connu, « chasser le naturel, il revient au galop ».  

Conclusion

L’Eglise se rend compte qu’elle n’a pas la maîtrise des activités sexuelles de ses célibataires et qu’elle ne peut plus intimider quiconque avec ses obligations archaïques et antinaturelles. La hantise des relations sexuelles est comme un boomerang revenant frapper le Vatican en plein visage.

Le problème n’est pas de combattre le célibat. Si certains prêtres peuvent le vivre, il est bon qu’ils puissent s’épanouir dans l’abstinence. Tous les fidèles doivent être conscients que, dans ce contexte, le défi que se fixent ces clercs ne peut être obtenu qu’avec leur soutien.

En revanche, si cette obligation n’est pas supportable, il suffit de reprendre l’avis de Saint Paul qui évoquant les célibataires écrivait (1 Cor, 7, 9) : « s’ils ne peuvent vivre dans la continence, il vaut mieux se marier que de brûler de désir. » C’est la sagesse. Pourquoi cette sagesse ne s’appliquerait-elle pas aux prêtres ?

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